mercredi 21 mai 2008

Conditions de piste et météo

Alfa Bravo Charlie, roger, piste préférée 27, vents 290 à 12, altimètre 2993, trafic un Cherokee vient de décoller piste 27 en direction ouest, va monter à 1 500 pieds, NOTAM, piste 14/32 fermée, météo plafond 2 500 pieds fragmenté, chasse-neige élevé, état de surface de piste, piste 09/27, 60 pour cent neige durcie, 40 pour cent nue et sèche, émis à 1340, coefficient de frottement de piste, piste 09/27, température -4, était .4 à 1340.

Notre service consultatif s'allonge lorsqu'on y ajoute les conditions de piste ainsi que les renseignements météorologiques :p Évidemment, on essaie de ne pas tout dire d'un coup... ;-)

Vendredi, nous aurons complété la moitié exactement du cours (45 jours de classe terminés, sur 90)!!

dimanche 18 mai 2008

Passager malade

Nous avons finalement réussi à aller voler samedi après-midi. Le vol était prévu à 17h, mais voyant le TROWAL arrivant vers 18h-19h au-dessus de nous, apportant orages et autres caractéristiques "favorables" au vol, j'ai décidé d'avancer ça à 15h.

Nous étions à l'aéroport vers 15h. Aucun instructeur pour approuver mon départ, alors on attend. Finalement, il y en a un qui arrive, on n'a jamais volé ensemble, alors il me pose quelques questions, vérifie mes papiers et me dit OK. Ayant vu les cumulus un peu autour ainsi que la grosse masse nuageuse arrivant de l'ouest (le trowal) avec ses TCU, je lui demande si c'est turbulent. Il me dit que oui, un peu.

On part préparer l'avion, on met le carburant, et c'est parti. J'appelle le contrôleur sol qui me donne des informations. Je commence à tranquillement circuler, alors que le contrôleur me dit d'aller plus vite quand je reçois des instructions et qu'à cause de moi, deux avions devaient attendre. Il y avait un King Air qui attendait que je passe pour pouvoir embarquer à son tour sur Tango. Pfff, ça va pas? T'avais juste à me faire attendre et faire passer les deux autres, je suis pas du type à précipiter les choses si on ne me le demande pas au préalable.

Après un point fixe complété, on attend à l'écart pendant un gros 5 minutes, à cause de deux aéronefs en finale, et d'un plus lourd qui décollait sur la piste parallèle (turbulence). Enfin, on décolle finalement. Pleine puissance, tout est bon. Un petit vent de travers mais rien de sorcier comme la dernière fois. Et voilà, les roues se détachent du sol et on commence à monter. Environ aux alentours de 500 pieds, je demande à ma passager si tout va bien, et elle répond que oui. Je la sentais nerveuse mais normal quand c'est la première fois qu'on embarque dans un avion..

Un virage à gauche vers St-Basile et on monte jusqu'à 1 900 pieds. On sort de la zone de contrôle peu de temps après. On arrive à Beloeil, et c'est environ à ce moment-là que je commence à me questionner sur l'état de mon passager. Elle est toute blanche, et quand je lui parle et explique des choses, elle répond plus ou moins. Pas d'enthousiasme. Je lui redemande si tout va bien. Elle me dit que oui, de façon incertaine. Quelques minutes après, je lui redemande encore, elle me dit que pas vraiment. Nous longions alors le Richelieu en direction nord. Je lui dis qu'on va bifurquer vers l'ouest pour redescendre tout de suite vers St-Hubert le long du fleuve. Elle me dit que c'est une bonne idée.

Un peu après, elle me signale qu'elle ne se sent vraiment pas bien. Une chance que je lui avais suggéré d'apporter un petit sac.. elle l'a utilisé pleinement..

La situation était difficile à gérer pour une première fois. Oui, c'est vrai, ça brassait pas mal. J'étais rendu habitué, mais pour une première fois, c'est peut-être un peu trop. Des fois, j'avais du mal à garder mon altitude. Je sentais que j'entrais dans un courant vertical et je n'étais plus capable de maintenir mon altitude, je dépassais l'altitude du terminal jusqu'à parfois 2 200 pieds (je ne devais pas dépasser 2 000). Et l'inverse est aussi vrai, dans les courants descendants. La puissance de la nature...

En plus de la difficulté à piloter, j'ai une passagère malade à côté. L'odeur qui remplit rapidement la cabine n'aide pas à ma concentration, mais je garde mon sang froid et je me concentre sur mon pilotage. Je balaie fréquemment mes instruments: vitesse, altitude, puissance moteur. Mais en même temps, il faut absolument que la situation à bord ne dégénère pas, alors je dois gérer ça en plus. La rassurer et lui parler calmement de façon à lui faire comprendre que tout va bien et que nous serons au sol sous peu.

Tout au long du segment qui nous ramenait vers Varennes pour rentrer à St-Hubert, j'imaginais plein de scénario à l'intérieur de moi. Qu'est-ce que je fais si elle panique ou réagit mal? Si elle fait en sorte que la sécurité pourrait être compromise? Si l'odeur me rendait malade moi-même? Est-ce que je devrais aviser le contrôleur étant donné qu'il y a beaucoup de trafic? Où vais-je atterrir en cas d'urgence (atterrissage de précaution)? Plein de questions qui me traversaient l'esprit.

Heureusement, elle demeurait calme. En arrivant près de Varennes, je lui expliquais que nous serions arrivés bientôt et que tout irait bien, encore une fois. Voyant que oui, elle ne se sentait vraiment pas bien, mais qu'elle restait calme et que la situation et l'odeur ne me déconcentraient pas, j'ai décidé de poursuivre le vol comme si de rien n'était. J'appelle le contrôleur qui m'informe de trafic sur mon aile droite 300 pieds au-dessus. Wow, je l'avais pas vu. Puis je rappelle le contrôleur passé l'IREQ, et il m'autorise pour une base droite 24R. J'ai une demande pour la 24L, mais il y a trop de trafic et c'est refusé sur le champ. Je pointe du doigt l'aéroport ainsi que la piste à ma passagère, question de la rassurer le plus possible. Je lui fais un petit exposé sur l'atterrissage et lui demande de ne pas parler le plus possible pendant cette phase du vol pour me permettre de me concentrer. Je tourne en finale, assez loin, et au fur et à mesure que je me rapproche, je réduis ma vitesse et je sors mes volets. Je garde une vitesse un peu plus grande à cause de la turbulence. Je touche la piste à environ 75 noeuds, un peu trop vite, et je fais un rebond. Wow, quel mauvais atterrissage! Je voulais juste en finir.. je sors sur Lima, et on retourne jusqu'à Cargair.

Quel vol, désagréable à la fois, mais tout un défi de relevé!

Environ 30 minutes après l'atterrissage, il commençait à pleuvoir, et le ciel était rendu couvert d'un gris épais...

vendredi 16 mai 2008

Contrôle des véhicules

Résultat de l'examen de météo théorie #2: 95%.
Vraiment l'examen le plus difficile que nous avons eu depuis le début. Peu de matière, mais énormément de place à l'interprétation et à l'analyse. Mais je semble avoir analysé avec justesse. La seule question ratée est une question que j'avais réussie au premier essai, mais que j'ai modifiée lors d'une révision à la fin... ah la la! J'aurais eu 100%... hihi! Le groupe anglophone avant nous avait plutôt mal réussi ce test avec environ la moitié des gens en échec... alors ça double mon plaisir!

Première simulation avec véhicules jeudi soir. Résultat: plutôt bien réussie, à l'exception d'un détail flagrant... les fichues relectures de restrictions "rester à l'écart"..! Les véhicules semblent les oublier souvent, et je devrai porter un peu plus attention à ce qu'ils les relisent.. car apparemment, des fois, les chauffeurs semblent oublier également de rester à l'écart, ce qui cause une incursion de piste: le cauchemar de tout FSS et contrôleur VFR.

Vous pouvez écouter le fichier mp3 à l'adresse juste ici.

Une belle fin de semaine de trois jours..! Et pas d'examen pour deux longues semaines car j'ai déjà mon certificat radio.. je vais profiter de ce petit congé pour relaxer et me changer les idées, notamment en allant voler dans le coin avec une amie soit samedi soir ou lundi matin.

lundi 12 mai 2008

Simulation IFR + VFR

Ce soir, une petite simulation comprenant du trafic VFR et IFR. Assez facile, j'ai très bien réussi et j'en suis très content. Mon instructeur pour cette simulation m'a trouvé des erreurs un peu farfelues, il faut bien qu'il en trouve..! Par exemple, on ne doit pas dire Centre de Montréal (vieille méthode), mais plutôt Montréal Centre. Qu'est-ce que c'est laid, ça fait trop frenchie. Manque plus que l'accent! (sans offense, lecteurs français :p)

En gros, Pierre m'expliquait que mon niveau était très satisfaisant et que j'étais bien à jour. Donc, aucun souci à ce niveau.

Vous pouvez télécharger le fichier mp3 ici. Les "longs" blancs ont été coupés.

Demain, horaire de la journée:

  • Matin: théorie météo leçon 8 (brouillard et précipitations);
  • Reste de la journée: aviation leçon 18 (contrôle des véhicules);
  • Soir: simulation avec des NOTAMs (premier essai).
On lâche pas la patate!

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dimanche 11 mai 2008

Back in Cornwall

Début de la semaine 9.

Début du contrôle des véhicules.

NOTAMs et pannes dans les simulations.

Examen vendredi (théorie météo #2).

On lâche pas!!!